
Lutter contre l'idéologie islamo-fasciste; les musulmans modérés du courant dominant doivent se prononcer franchement, d'une seule voie et sans équivoque: selon Sultan Shahin devant le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies
Sultan Shahin, Rédacteur-en-chef de New Age Islam.com
22ème session du Conseil des Droits de l'Homme, Genève, du 25 Février au 22 Mars 2013
Point 3: Promotion et Protection de Tous les Droits de l'Homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement.
Déclaration orale de Sultan Shahin, Rédacteur-en-chef de New Age Islam.com
8 Mars 2013
Au nom du Conseil de l'Environnement Mondial et des Ressources
Monsieur le President,
Un affichage violent d'intolérance envers les minorités confessionnelles et religieuses ainsi qu'un terrorisme visant des voisins non-musulmans continuent à sévir dans plusieurs pays musulmans. Par exemple, des centaines de chiites ont été tués récemment au Pakistan. Des filles hindoues continuent d'être enlevées et converties de force à l'Islam. La guerre des Talibans à propos de l'éducation des filles perdure. La ville indienne d'Hyderabad a récemment été attaquée. Malgré l'interdiction de son organisation et une rançon promise de 10 millions de dollars, Hafiz Saeed continue de se pavaner à travers le pays et narguer le monde.
Les violations des droits sont rapportées des quatre coins du monde musulman, de l'Indonésie à la Tunisie. Une idéologie fasciste cherche à convertir de force le monde à sa version de l'Islam. Un choc des civilisations à l'intérieur de l'Islam semble se produire. Certains musulmans résistent à une tentative déterminée de coloniser leurs esprits. Du Bangladesh et de l'Inde jusqu'à l'Algérie, la Mauritanie, le Mali, etc, nous pouvons voir les oulémas soufis dénoncer bruyamment l'islamo-fascisme, l'exclusivisme, le suprémacisme et le djihadisme.
Mais le courant de la majorité musulmane modérée et leurs gouvernements restent habituellement seulement des spectateurs silencieux. Quel message pouvons-nous, les musulmans, donner à la communauté internationale en nous taisant sur une telle humiliation faite à l'Islam? Est-ce que la communauté mondiale se trompe en déduisant que tous les musulmans croient que les Talibans, les produits des madrasas financées par les pétrodollars Deobandis, wahhabites et salafistes, comprennent l'Islam correctement? L'Islam s'interpose t'il pour convertir de force le monde à son point de vue? Cet Islam salafiste et wahhabite est-il le véritable Islam? Les Talibans représentent-ils vraiment la plus grande communauté musulmane du monde? Et si tel est le cas, pourquoi la peur de l'Islam ne devrait-elle pas se répandre à travers le monde? Pourquoi devrions-nous nous plaindre de l'islamophobie?
Indépendamment de l'interprétation de l'Islam que suit un Etat musulman, il ne devrait malgré tout pas être autorisé à imposer son idéologie à ses citoyens. Il incombe à la communauté internationale de veiller à ce que tous les signataires de la Charte des Nations Unies et ses diverses conventions en appliquent les dispositions à la lettre et conformément à l'esprit de la loi.
Monsieur le President,
La prise de position courageuse des modérés en Afrique est la première bonne nouvelle émanant de cette région après une longue période de meurtres wahhabites et la destruction de mosquées et sanctuaires soufis. La folie meurtrière islamiste de Boko Haram était habituellement l'une des principales nouvelles émanant de cette partie du continent. La Ligue nouvellement formée des oulémas du Sahel comprenant des cheikhs d'Algérie, de Mauritanie et des représentants de mouvements soufis du Mali sont tous sortis pour contrer « l'extrémisme et l'exagération grimpante dans la religion, un monstre créé par des groupes extrémistes qui prétendent mener le jihad ». Officiellement créée en Algérie, la ligue aurait concentré ses efforts réformistes sur les écoles, les mosquées, les stations de radio locales et des enclaves militantes afin de mettre un terme à la violence perpétrée au nom de l'Islam.
De même, une conférence à Istanbul cette semaine a réuni de hauts dignitaires religieux afghans et les théologiens islamiques les plus réputés au monde pour discuter des attentats-suicides, de la prise pour cible de civils et de la destruction d'objets historiques par des militants wahhabites. Une résolution détaillée et fermement formulée a réaffirmé la compatibilité de l'Islam avec les normes humaines universelles et a appelé les institutions religieuses en Afghanistan, au Pakistan et dans les pays voisins à mettre fin à toute forme de violence, y compris domestique. Le document sera distribué dans plus de 160.000 mosquées en Afghanistan. Espérons que quelque chose de bon sortira de cette initiative.
Toutefois, même si certains musulmans modérés, au moins dans quelques pays, se prononcent contre la menace wahhabite-salafiste grandissante pour la paix dans le monde, malheureusement, ils ne parlent pas d'une seule voix. Certains pensent que parler de l'extrémisme wahhabite ne fait qu'encourager les divisions confessionnelles. Les manifestations anti-terroristes organisées par des cheikhs et oulémas soufis indiens, par exemple, étaient presque totalement boycottées par la presse musulmane de l'Inde, puis les organisateurs ont été très critiqués pour avoir joué une «politique de division».
«N'encourageons pas la division entre communautés confessionnelles en la pratiquant nous-mêmes» ont déclaré certains intellectuels musulmans modérés oublieux des dangers de la radicalisation croissante de la communauté musulmane en Inde. Ce qu'ils ne semblent pas comprendre, c'est que ce sont en fait les salafistes extrémistes wahhabites qui s'amusent à diviser politiquement, cherchant à imposer leur version de l'Islam aux musulmans à travers le monde. L'idéologie islamique sectaire est favorisée par l'injection massive de pétrodollars. Elle cherche à coloniser les esprits non-arabes musulmans, en faisant la promotion de coutumes médiévales du désert d'Arabie comme une partie inaliénable de l'Islam. Ce n'est pas acceptable pour beaucoup. Les musulmans d'Asie du Sud, par exemple, sont les héritiers de civilisations datant de milliers d'années. Ces peuples non arabes ont leurs propres coutumes et culture. Ils ont simplement accepté la religion de l'Islam, ce qui ne devrait et n'inclut pas la culture bédouine du désert d'Arabie du septième siècle, avec ses guerres et razzias sur les tribus rivales, clans et ses vendettas vicieuses.
Certains autres intellectuels musulmans ont caractérisé le grand nombre de réunions publiques anti-terroristes et ralliements dans les pays musulmans, en particulier en Inde, comme une "zillat ijtamaee" de la communauté (insulte collective), comme l'a fait le professeur Akhtarul Wasey, chef du département des études islamiques dans l'université Jamia Millia Islamia de Delhi. « Trop de conférences et des rassemblements contre le terrorisme donneront aux musulmans un sentiment de culpabilité », a t-il déclaré au journal Times of India récemment. Apparemment, les intellectuels musulmans comme lui ne sentent pas que la communauté ou la religion est insultée par des massacres quasi quotidiens de minorités confessionnelles et religieuses, des conversions forcées, des guerres d'éducation, l'oppression des femmes et d'autres violations graves des droits de l'homme, tout cela au nom de l'Islam, perpétrés par des musulmans qui ont été endoctrinés à croire que la destruction de lieux de culte et tuer d'autres musulmans leur donnent le statut de martyrs, méritant une place d'honneur au ciel.
Monsieur le President,
J'aurais pensé que nous, musulmans, allions baisser la tête de honte lorsque les soi-disant incidents terroristes islamistes se déroulent plutôt que lorsque les musulmans manifestent contre le terrorisme. Le moment de ijtemai zillat (humiliation collective) pour la communauté musulmane surgit quand les minorités musulmanes sont tuées pour simplement avoir pratiqué l'Islam tel qu'ils le comprennent, quand les sanctuaires de saints soufis qui ont consacré leur vie à diffuser le message d'amour et de paix de l'Islam sont bombardés, lorsque les écoles de filles sont détruites, quand les filles sont attaquées pour avoir voulu poursuivre leurs études, quand les filles hindoues sont enlevées et plus tard converties de force à l'Islam et violées par des soi-disant musulmans puritains. Mais apparemment, certains intellectuels musulmans ne sont pas d'accord et préfèrent taire toutes ces maigres voix s'élevant contre le terrorisme au nom de l'Islam.
Personnellement, le plus grand moment de honte pour moi a été la lecture de l'annonce suivante dans un des plus grands journaux anglais circulant au Pakistan. Cité par le chroniqueur et auteur Mujahid Hussain sur le site internet NewAgeIslam.com, on peut lire:
Traduction en anglais de la lettre des Talibans publiée dans Les Nouvelles
Une lettre ouverte au nom du Tehreek-e-Taliban Pakistan aux non-musulmans (chiite)
Pour la colonie Masjid Imambara Jafaria en particulier.
Tous les Kafirs (chiites) vivant dans l'Etat du Pakistan sont informés que la majorité des personnes vivant sur cette terre sont des musulmans et des adeptes de l'Islam. Les non-musulmans (chiites) sont en minorité et toutes les communautés confessionelles de l'Islam suivent le vrai Deen (religion) à l'exception des Kafirs, donc les chiites, qui causent de graves dommages à et dénigrent l'Islam au nom de l'Islam. Par conséquent, le Tehreek invite tous les Kafirs (chiites) à accepter l'Islam et les avertit que si les Kafirs (chiites) veulent vivre en paix dans cette région, ils doivent suivre l'une de ces trois conditions:
i) Accepter l'Islam
ii) Payer jizya
iii) Ou migrer
Ne pas respecter l'une des trois conditions mentionnées ci-dessus entraînera la saisie des propriétés et des Imambaras des chiites. Les femmes des Kafirs (chiites) quant à elles n'auront droit qu'à mutah (mariage temporaire). Les enfants seront réduits à l'esclavage et seront soit convertis à l'Islam soit utilisés comme des travailleurs en état de servitude (esclaves). Si les Kafirs (chiites) n'obéissent pas à cette proposition du Tehreek, le meurtre des Kafirs (chiites) sera possible légalement par le Tehreek et les chiites seront eux-mêmes responsables de toutes les pertes.
De Muslim Khan, commandant du Tehreek-e-Taliban, Pakistan :
(Traduit de l'ourdou par le bureau d'édition de NewAgeIslam.com)
Apparemment, maintenant, les annonceurs ont commencé à appliquer ces menaces puisque les chiites ne se sont pas convertis au salafisme-wahhabisme, la seule version acceptable de l'Islam pour les djihadistes, ou ont émigré ou ont commencé à payer jizya. D'une industrie artisanale, l'assassinat des chiites est devenu une grande entreprise au Pakistan. Pas plus de quelques jours ne passent sans que la nouvelle de chiites tués dans une partie ou autre émane de ce pays.
L'aspect le plus étonnant de cette annonce, cependant, n'est pas la publicité elle-même. On s'attend désormais à toute sorte de folie de la part des extrémistes islamistes, les Khwarij modernes (sécessionnistes de l'Islam), également connus sous le nom de wahhabites salafistes ou Ahl-e-Hadeesis. Mais le fait que cette annonce ait été publiée dans l'un des plus grands quotidiens anglophones diffusés au Pakistan et que la communauté musulmane n'ait pas senti zillat ijtemaii (humiliation collective) est un fait nouveau encore plus surprenant, digne d'être étudié par des chercheurs de diverses disciplines.
Comme je l'ai déjà demandé, quel message pouvons-nous, les musulmans, donner à la communauté internationale en se taisant par rapport à une telle humiliation de l'Islam? Permettez-moi de répéter les questions qui se posent. Est-ce que la communauté mondiale se trompe en déduisant que tous les musulmans croient que les Talibans, les produits des madrasas financées par les pétrodollars Deobandis, wahhabites et salafistes comprennent l'Islam correctement? L'Islam s'interpose t'il pour convertir de force le monde à son point de vue? Cet Islam salafiste et wahhabite est-il le véritable Islam? Les Talibans représentent-ils vraiment la plus grande communauté musulmane du monde? Et si tel est le cas, pourquoi la peur de l'Islam ne devrait-elle pas se répandre à travers le monde? Pourquoi devrions-nous nous plaindre de l'islamophobie?
Monsieur le President,
Je sais de source sûre que la communauté musulmane ne souscrit pas à l'idéologie talibane, djihadiste, salafiste wahhabite-Takfiri qui accuse l'écrasante majorité de musulmans d'apostasie et les considère comme wajibul Qatl (méritant la mort). Mais nous ne créons pas seulement cette impression en restant silencieux lorsque de telles menaces à glacer le sang sont données et ensuite mises en application? Avons-nous raison d'accuser les chrétiens fondamentalistes, sionistes, ou hindous islamophobes de répandre la peur de l'Islam? Ne le faisons nous pas nous-mêmes?
Comme des atrocités s'accumulent à l'encontre de diverses minorités, en particulier les chiites, les médias naturellement rapportent que les militants sunnites sont à l'origine de ce chaos. En gros, le monde a connaissance de deux grandes divisions confessionnelles chez les musulmans: la majorité, environ 85 pour cent, est sunnite et la proportion restante est chiite. Mais il doit être entendu par la communauté internationale que les deux confessions sunnite et chiite sont divisées en dizaines de sous-sectes, certaines violemment opposées les unes aux autres. Les militants sunnites qui attaquent les chiites, par exemple, attaquent également la très grande majorité de sunnites qui vénèrent les saints soufis ou qui envoient leurs filles à l'école moderne ou apprennent la musique et les arts pratiques et prennent part dans des discussions philosophiques, même en défense de l'Islam. Oui, non seulement pratiquer la musique et les arts mais aussi s'engager dans des débats pour défendre l'Islam, un art connu sous le nom Ilmul Kalam (théologie dialectique), une branche d'études dans laquelle les intellectuels musulmans ont excellé durant des siècles, est considéré comme hérétique dans le salafisme-wahhabisme. En fait, même poser des questions sur la nature de Dieu ou sa révélation est considéré comme une étape vers l'hérésie et est donc interdite.
Connus sous les nom de wahhabites, salafistes, Ahl-e-Hadeesis, etc, ces groupes sont suffisamment bornés pour penser qu'un musulman ne doit pas créer une belle œuvre d'art ou un chef-d'œuvre littéraire. Car selon eux, la création, en particulier la création de quelque chose de beau est quelque chose que Dieu seul peut faire. Donc, en essayant de faire cela, l'artiste, le musicien ou l'écrivain cherche à devenir un partenaire de Dieu, ce qui revient dans leur dictionnaire à être la pire des déviations appelées shirk ou polythéisme. Maintenant, quelle devrait être la punition de cette déviation? À ce stade, les wahhabites diffèrent même entre eux. Certains pensent que seule l'œuvre d'art doit être détruite, d'autres pensent que l'artiste doit aussi être tué.
De toute évidence, une dénonciation globale d'une mouvement confessionnel n'est pas justifiée. Il existe différentes écoles de pensée, différents degrés de folie et de criminalité qui infectent même les groupes confessionnels extrémistes. Une terminologie telle utilisée par les médias ne fait qu'aggraver la situation, créer l'indignation parmi les musulmans et une islamophobie générale parmi les non-musulmans. Cela discrédite la religion de l'Islam. La plus grande communauté musulmane a toujours vécu en paix et continue de vivre en paix, coexistant harmonieusement avec les autres communautés religieuses et même les autres communautés confessionnelles au sein de l'Islam. Les musulmans ont créé des chefs-d'œuvre d'art et d'architecture à travers le monde. Les musulmans sud-asiatiques ont particulièrement aimé créer et apprécier la belle littérature et belle musique.
Cependant, il y a toujours eu un petit groupe de maraudeurs parmi nous qui ont interprété des versets circonstanciels du Coran en dehors de leur contexte et d'une manière qui cautionne leur criminalité et leur étroitesse d'esprit. Au tout début de l'histoire islamique, ils étaient considérés comme hors du giron de l'Islam et appelés les Khwarij, Kharjiis ou Kharjiites, ce qui signifie les sécessionnistes de l'Islam. Ces sécessionnistes ou Khwarij interprètent mal les versets contextuels, apparemment militants, exclusivistes du Coran et qui avaient pour unique but de guider les musulmans dans la phase initiale extrêmement difficile de l'Islam alors qu'il se battait pour sa survie. Ils donnent des indications pour ces guerres initiales de survie dans le cadre des enseignements universels du saint Coran. Ils considèrent comme hérétiques à la fois les partisans Shiiaan-e-Ali (les partisans de Hazrat Ali, le quatrième calife bien guidé ou chiite, pour faire court) et les sunnites de Hazrat Mu'awiya. Ce groupe de Khwarij est considéré comme responsable de la mort d'une centaine de milliers de musulmans chiites et de groupes sunnites dans le septième siècle, seulement quelques dizaines d'années après la disparition du Prophète Mohammad (Que la Paix Soit sur Lui).
Monsieur le President,
Ce groupe a été décimé dans l'histoire islamique plus d'une fois. Mais il a vu le jour, encore et encore, sous des formes diverses, en particulier quand les Arabes ont subi des pressions étrangères et des défaites. Après le chaos créé par l'invasion mongole des terres arabes au 13ème siècle, le premier à vaincre les Arabes était Ibn-e-Taimiya qui a essayé de convertir les musulmans à son interprétation extrémiste de l'Islam pour les combattre.
Il a déclaré les gouverneurs mongols kafirs parce que même s'ils s'étaient officiellement convertis à l'Islam, ils avaient continué à suivre certains éléments de leur culture d'origine. Lorsque les Arabes sont venus sous la pression du turc Khilafat-e-Usmania au 18ème siècle, Mohammad Ibn-e-Abdul Wahhab Nadji a cherché à faire de même et a tiré son inspiration d'Ibn-e-Taimiya. La domination occidentale qui a succédé au 20ème siècle a engendré des circonstances propices au développement de l'idéologie extrémiste de Syed Qutub et Maulana Maudoodi, qui se sont inspirés à la fois d'Ibn-e-Taimiya et d'Ibn Abdul Wahhab. Ces idéologues sont considérés comme les pères de l'extrémisme islamique moderne. Mais leurs points de vue extrémistes ont même été combattus par de nombreux Arabes. Ibn-e-Abdul Wahhab, par exemple, a d'abord été contesté par ses propres père et frère qui étaient bien au courant de la jurisprudence islamique et qui ont joué le rôle de Qazis (juges) dans leur région à l'intérieur du Najd.
Monsieur le President,
Le message spirituel de paix et de bien-être pour tous de l'Islam a finalement toujours triomphé même si plus d'une fois dans son histoire, il a été détourné par des suprémacistes racistes qui ne pouvaient pas accepter que des musulmans d'autres tribus ou régions gagnent de l'influence.
Tout au long de sa carrière de missionnaire, Prophète Mohammad (Que la Paix soit sur Lui) a fait de son mieux pour éliminer le racisme et le suprémacisme des esprits arabes. Son dernier sermon est son meilleur exemple. Il a clairement affirmé que ni les Arabes ont une supériorité sur Ajam (non arabes), ni Ajam ont une supériorité sur les Arabes. Toute l'humanité est à égalité dans l'Islam. Le préjugé de la supériorité arabe sur Ajam (non arabes) est cependant profondément enraciné dans la culture arabe. Le suprémacisme arabe a toujours défié l'Islam. Maintenant, il essaie de dominer et de coloniser tous les esprits musulmans et utilise l'Islam pour atteindre son but comme il l'a fait par le passé pour créer son empire Arabe. Il assimile la culture arabe et les coutumes pré-islamiques à l'Islam. Les musulmans d'autres cultures qui ont accepté l'Islam en tant que religion ont résisté à la colonisation. Cela a créé de nombreuses crises au sein de l'Islam, une sorte de choc des civilisations interne à l'Islam. L'Islam traverse une crise similaire aujourd'hui. Les suprémacistes arabes et leurs agents dans les différentes régions du monde qui, bien que non-arabes, se présentent comme des suprémacistes de l'Islam, essaient de capturer l'Islam.
Ce qui aide l'Islam radical des pétrodollars est le quasi silence de la majorité des musulmans, la théorie pernicieuse de sentir l'ijtemai zillat (insulte collective) lorsqu'on prend la parole, alors qu'on dort paisiblement lorsque des musulmans tuent, violent et détruisent d'autres musulmans innocents et des minorités non-musulmanes dans leur pays durant la prière, processions religieuses ou la visite de sanctuaires de saints vénérés.
Soutenu et protégé par les nations les plus puissantes du monde et massivement promu par l'unique superpuissance pétrolière de l'Islam des pétrodollars, il a placé sous son influence de nombreux individus et institutions musulmanes modérées à travers le monde. Il a créé d'énormes institutions médiatiques pour propager sa version d'une religion sèche, desséchée et antédiluvienne au nom de l'Islam. Il suffit de lire à nouveau la publicité menaçante dans le journal pakistanais citée ci-dessus. Avez-vous l'impression de lire un journal bien en vue du 21ème siècle publié dans un pays à technologie de pointe et doté d'armes nucléaires pays qui peut se targuer d'être l'héritier d'une civilisation védique de 5000 ans?
Sans doute, s'il y avait eu des journaux au 7ème siècle en Arabie, ils auraient publié ces menaces avant un raid imminent bédouin. Dans tous les cas, il est connu que des lettres semblables ont été envoyées de temps à autres à une tribu adverse dont les hommes allaient être abattus, les femmes et enfants réduits à l'esclavage. Manifestement, ces maraudeurs soutenus par les idéologies prônant la suprématie des arabes Khwarij d'une autre époque et d'énormes quantités de pétrodollars veulent faire les choses exactement comme leurs ancêtres d'il y a 1400 ans.
C'est ce que ces Khwarij wahhabites appellent le retour aux fondements de l'Islam. Ils veulent que les musulmans effacent les 14 siècles de l'histoire islamique, la spiritualité, la culture ainsi que le progrès. Malheureusement, ils semblent également réussir. Ils ont muselé les voix de beaucoup de musulmans modérés avec l'attrait de la richesse et de la puissance. Ils ont réduit au silence d'autres par des menaces d'ostracisme voire pire. Mais personne n'a jamais réussi à inverser le cours du temps. Le temps marche en avant, pas en arrière. Ils ne réussiront jamais. Si l'histoire est un guide, ils sont voués à l'échec. Mais les musulmans qui ne croient pas en la marche arrière du temps doivent parler d'une seule voix et sans équivoque. L'islamo-fascisme n'est pas l'Islam, il doit être vaincu. Comme toujours, Insh'Allah, cette fois encore, nous allons réussir.
Merci, Monsieur le President.