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French Section ( 12 Aug 2014, NewAgeIslam.Com)

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Les Mushrikins Seront-Ils « Spirituellement Impurs » (Rijz) Jusqu’à La Fin Des Temps? (Lecture Littérale Du Verset 9:28 Du Coran)

 

 

Par Muhammad Yunus, New Age Islam

(Co-auteur (avec AshfaqueUllah Syed) de: Essential Message of Islam, Amana Publications, USA, 2009)

29 Octobre 2013

Une enquête introspective dans la sourate al Tawbah, qui replace nombre de ce qu’on appelle ses versets d’épée dans leur perspective historique et incite à élargir l’horizon des suppliques islamiques (Du’a) afin d’inclure les polythéistes et les athées – morts ou vivants.

Ce thème n’appelle Ni introduction Ni circonlocution, car il domine les récits herméneutiques actuels et les débats polémiques et doit être compris dans le contexte historique du Coran et à la lumière de son message holiste.

Ceux qui insistent sur les interprétations littérales doivent admettre que toute interprétation littérale du Coran incitera, entre autres, à employer des oiseaux de proie pour chasser sa nourriture (5:4), à voyager jusqu’à la Mecque sur de frêles montures (22:27), à résister aux invasions en se tenant immobiles et bien droit comme un bloc au milieu du champ de bataille (61:4) et à avoir une division de cavalerie dans ses forces armées (8:60). En conséquence, la littéralité peut mener à d’immenses confusions et peut tuer l’esprit dynamique et libérateur du Coran – son appel à sonder ses versets (39:18, 47:24), à en chercher le meilleur sens (39:18, 39:55) et à user de raison (‘Aql) de ses facultés cognitives (Fiqha) pour arriver au jugement correct (Rushd) pour tous les problèmes. Nous ne devons donc tirer aucune conclusion d’un seul verset du Coran et nous devons tenir compte de son contexte historique et de son message holiste pour comprendre pleinement son message. Ceci étant dit, nous allons nous plonger dans le Coran, lequel, ayant été énoncé, sauvegardé et mémorisé au même moment de l’Histoire, est d’une authenticité indisputable [1], bien que nous fassions usage de sources exégétiques lorsqu’il le faut.

Les exégètes sont tous d’accord sur le fait que la neuvième sourate du Coran (al Tawbah) (qui comprend le verset 9:28) fut révélée durant les dernières années de la révélation, et qu’elle recouvre la période qui s’étend entre l’intégration de la Mecque (8 H/ 630 CE) et le décès du Prophète (10/ 632). C’était une période de grande instabilité et d’incertitudes au sein de la nouvelle communauté (musulmane) qui s’était élevée tel un phénix du désert sous l’impulsion du Coran et la poussée du Prophète. Et alors que son âge avançait, son futur était dans la balance.

L’attitude Des Hypocrites

Les hypocrites de Médine qui s’étaient secrètement opposés au Prophète et qui conspiraient contre lui depuis son arrive à Médine (622 CE) étaient devenus désespérés et s’unirent aux tribus païennes (les Mushrikins) pour se débarrasser de lui. Pendant ce temps, le Prophète planifiait une expédition très dangereuse(631) vers le nord, aux abords du puissant Empire Romain – au travers de quelques 350 miles de désert aride. En termes militaires, l’expédition était vouée à l’annihilation totale au vu de l’immense supériorité militaire, des compétences d’organisation, de l’expérience du combat, de la cadence d’entrainement, de la position défensive et des avantages logistiques de l’armée impériale. En conséquence, les hypocrites parmi les fidèles du Prophète se défiaient de cette expédition. Après cette introduction, nous nous allons nous plonger profondément dans l’étude des comptes-rendus fragmentaires du Coran (en gras), qui mènent à la déclaration qui donne son titre à cet article.

Comme la mission était dangereuse et le voyage long, les hypocrites s’excusèrent auprès du Prophète et cherchèrent à être exempter de cette mission (9:42, 9:49), ce qu’il accepta (9:43). Les hypocrites, qui restèrent en arrière, étaient heureux de s’être opposés au Prophète et se vantèrent de ne pas continuer sous une telle chaleur (9:81). Alors qu’ils riaient dans leur cœur (de la folie de Muhammad), la révélation leur rappelle qu’ils pleureront beaucoup (9:82). Ils construisirent une mosquée qui rivalisait avec celle du Prophète et en firent le point de ralliement de ceux qui s’opposaient à lui, mais ils jurèrent plus tard que leurs intentions étaient bonnes (9:107). La révélation mentionne cette mosquée comme un bâtiment fondé sur un bord de terre érodé, s’éboulant dans les feux de l’enfer (9:109) – un bâtiment qui ne cesserait jamais d’être une source de doutes dans leurs cœurs jusqu’à ce que ceux-ci leur soient arrachés (9:110). Elle interdit aux fidèles de s’y tenir et déclare qu’il est mieux qu’ils se tiennent dans la première mosquée que le Prophète avait fondée sur la Taqwa (la conscience/droiture morale divine) (9:108).

Lorsque le Prophète revint de l’expédition, la révélation déclare que les hypocrites peuvent être jugés coupables car ils étaient tout à fait capables (de le suivre) (9:93). Alors que les hypocrites s’excusaient, la révélation leur demanda de n’en rien faire (9:94). Ils supplièrent le Prophète de leur épargner (toute punition), et la révélation demanda au Prophète de les épargner car ils étaient spirituellement impurs (Rijz) et car l’enfer était pour eux une demeure plus appropriée (9:95). Ils jurèrent devant le Prophète, dans l’espoir que leurs prières pourraient attendrir son cœur, mais Dieu les condamna comme déviants (Fasiqun) (9:96). Au même moment, les Arabes nomades se voyaient reprocher d’être entêtés dans leur refus (de la mission du Prophète) (Kufr) et dans leur hypocrisie (Nifaq) (9:97).

Comme d’après le dessein divin le Prophète n’avait plus qu’une année devant lui – il mourut en 632 – les hypocrites devaient être intégrés pour éviter la désintégration de la communauté musulmane juste après sa mort. En conséquence, le Coran adopte un ton sévère vis-à-vis d’eux.

Il déclare que les hypocrites, aussi bien les hommes que les femmes, étaient tous de la même engeance. Ils soutenaient le mal, interdisaient le bien et retenaient leurs mains. Ils étaient indifférents à Dieu et Dieu était indifférent à eux et, sans doute, ils étaient les déviants (Fasiqun) (9:67). Il déclare que Dieu leur avait promis à eux ainsi qu’aux opposants païens (Kuffar) les feux de l’enfer et que c’était suffisant pour eux, et que Dieu les avait maudits et qu’une punition durable était prévue pour eux (9:68). Il leur rappelle qu’ils étaient mis à l’épreuve presque tous les ans ; pourtant ils refusèrent de se repentir (9:126). Il demande au Prophète de poursuivre sa lutte contre les païens (Kuffar) et contre les hypocrites et d’être ferme avec eux (9:73).

La révélation demande au Prophète de dire aux hypocrites qui furent volontaires pour les expéditions suivantes qu’ils ne pourraient pas se joindre à lui car ils avaient refusé la première fois (9:83). Elle interdit au Prophète de prier pour ceux d’entre eux qui étaient décédés et de se tenir près de leur tombe (9:84) et lui dit que même s’il cherchait à obtenir leur pardon 70 fois, Dieu ne leur pardonnerait jamais (9:80).

L’hostilité continue des païens

Pendant ce temps, les païens demeurèrent constamment hostiles. A chaque fois qu’ils rencontraient les Musulmans, ils brisaient le traité (d’Hudaibiyyah) et ne respectaient même pas les liens de sang (9:10). Ils flattaient les Musulmans avec leurs bouches, mais il y avait de l’aversion dans leurs cœurs (9:8). La révélation exhorte les Musulmans à tuer de tels archétypes de défiance (Kufr) qui brisèrent leur serment et désacralisèrent leur religion (9:12) et qui avaient prévu de bannir le Messager et qui furent les premiers à les attaquer (9:13) et elle assure que Dieu les aidera contre leurs ennemis, amènera la disgrâce sur eux et soignera le cœur de ceux qui croient (9:14). Enfin, le jour du Grand Hajj (9/631), la révélation lance un ultimatum de quatre mois aux païens hostiles qui brisaient à répétition les clauses du traité (9:1-3) et commande aux Musulmans de les tuer, capturer, assiéger et prendre en embuscade après la fin de cette période, à moins qu’ils ne se repentent, fassent la prière et contribuent à la Zakah (9:5, 9:11). Cependant, ceux parmi les païens (mushrikins) avec lesquels les Musulmans avaient un traité et qui l’honoraient et n’aidaient personne contre les Musulmans se virent donner du temps, jusqu’à l’expiration du traité (et ne furent pas contraints d’embrasser la foi) (9:4), tandis que ceux qui cherchaient la protection se la virent accorder, jusqu’à ce qu’ils entendent la Parole de Dieu et fussent mis en sécurité (c'est-à-dire sur leur territoire tribal) (9:6).

L’exemption de l’ultimatum dont bénéficièrent les païens bienveillants fut évidemment à l’origine d’une certaine confusion quant au statut de la Mosquée Sacrée (Masjid al Haram) : les Musulmans l’utilisant pour prier Allah tandis que les païens des tribus amies qui avaient un traité d’alliance avec les Musulmans y amenaient leurs idoles. Ce paradoxe devait être corrigé sans délai car le dessein divin avait prévu la mort imminente du Prophète. Le Coran déclare donc que les païens étaient spirituellement impurs (Rijz) et qu’ils n’avaient pas le droit de s’approcher de la Mosquée Sacrée (Masjid al Haram) [2] après cette année. Puisque cela signifiait la perte du commerce et des cadeaux des pèlerins, les Musulmans reçurent l’assurance que Dieu les enrichirait de sa bonté, selon sa volonté (9:28). La révélation interdit également au Prophète et aux croyants de demander le pardon des païens, même s’il s’agissait de parents, car il était clair qu’ils étaient prisonniers des flammes (9:113).

Examen du verset 9:28 dans le contexte présenté ci-dessus

La construction des circonstances de la révélation de ce verset présentée ci-dessus et basée sur le compte-rendu du Coran démontre irréfutablement son caractère existentiel. Il est indéniable que le Coran condamna les païens d’alors, constamment hostiles et qui s’entêtaient dans leur déni, et qui s’appliquaient à entraver le déroulement de la mission du Prophète, en tant qu’impurs spirituels (RIjz), mais il fit aussi usage du même terme pour désigner les hypocrites parmi les Musulmans (9:95). Le Coran décrit également certains des Arabes nomades parmi ses fidèles comme intenses en Kufr (déni de la mission du Prophète ou athéisme dans un sens générique) et en hypocrisie et il les condamna aux enfers (9:97), comme relevé ci-dessus. La question est la suivante : allons-nous admettre ces admonitions de Dieu et d’autres similaires, qui ciblent un peuple dont le seul but était de détruire l’Islam que le dessein divin avait ordonné pour l’humanité ? Les païens arabes et les hypocrites de cette époque étaient engagés dans une guerre contre Dieu – ils sont décrits comme les ennemis de Dieu et du Prophète (8:60). Allons-nous considérer tous les hypocrites Musulmans et les infidèles, ou « mushrikins » de toutes les époques comme les ennemis de Dieu et comme des impurs spirituels (Rijz), tout comme leurs congénères de l’époque du Prophète ?

En examinant avec minutie le Coran, on peut remarquer qu’il vient avec un programme assez clair : tirer l’humanité des ténèbres et l’amener à la lumière (14:1, 57:9) et enlever le fardeau qui pesait sur elle depuis longtemps (7:157). Etant donné la dégénérescence morale généralisée de l’Arabie préislamique et de la société humaine en général, le Coran faisait face à une tâche presque impossible, qu’il entendait accomplir aux travers d’institutions humaines – c'est-à-dire, sans intervention divine directe sous la forme d’un miracle. En conséquence, à l’instar de toutes les révolutions sociales dans l’histoire humaine, elle avait besoin d’un cœur idéologique qui servirait de fondement à toutes les réformes qui en découleraient. Le manifeste de la mission du Coran était très simple et clair : « Il n’y a d’autre divinité que Dieu » - une déclaration de pur monothéisme qui invalidait pratiquement le paganisme arabe et ses 360 étranges idoles, ses coutumes arbitraires et cruelles et les vices associés. Il en découle que toute forme d’athéisme et de polythéisme se trouvait frappée d’anathème par son cœur idéologique – le plus grand et le plus impardonnable des péchés. Mais la question de savoir si Dieu pardonnera à ceux qui accomplissent des bonnes actions et prouvent leur intégrité morale parmi les athées et les polythéistes d’une période postérieure ou s’il les considère comme les ennemis de Dieu et impurs spirituellement (Rijz) ne dépend que de Lui et la réponse ne peut en être déduite du Coran à priori. La dimension existentielle précaire et la quasi-impossibilité pour la mission prophétique d’atteindre un quelconque succès lui confère un caractère unique dans l’histoire de l’humanité. Par conséquent, ses déclarations vis-à-vis des problèmes existentiels doivent également être traitées comme parties de cette histoire unique achevée, et non comme un précédent éternel.

D’un point de vue différent, dans le dessein divin, toute l’humanité, y compris les athées et les polythéistes, est inspirée par une conscience (Taqwa) – une moralité innée, un instinct du bien et du mal – et  lors du dernier jugement, Dieu les jugera tous, y compris les athées et les polythéistes, sur la base de leurs actions et de leur Taqwa (22:17). Ainsi, cela peut porter à confusion que de considérer les admonitions coraniques à l’encontre des Kuffars Mecquois et des Mushrikins, qui s’appliquaient à déjouer le dessein divin et agissaient donc véritablement comme les ennemis de Dieu (8:60), comme valides également pour les athées et les polythéistes de tous temps.

De plus, c’est un fait historique que le Prophète mena les prières funéraires pour le chef des hypocrites, Abdullah IbanUbayy, qui mourut deux mois après son retour de Tabuk – à quelques 150 miles de Médine, là où s’acheva sa dangereuse expédition « romaine ». Lorsqu’on lui rappela l’interdiction coranique qui pesait sur les tentatives d’obtenir le pardon des hypocrites (9:84), il est dit que le Prophète répondit qu’il rechercherait son pardon plus de soixante-dix fois (9:80 cité ci-dessus) pour l’obtenir.

Le Coran propose également une illustration similaire dans sa cinquième sourate (al-Maidah). Lorsque Dieu demanda au Prophète Jésus s’il avait demandé à ses fidèles de les défier, lui et sa mère, celui-ci nia immédiatement avoir suggéré une telle chose (5:116-117) et supplia Dieu : « Si Vous les punissez, ils seront Vos serviteurs ; si vous leur pardonnez, Vous serez Puissant, Sage (5:119). »Donc, malgré ce que le Coran déclare à propos des hypocrites et des Mushrikins, nous, les Hommes, n’avons aucun argument valable pour appliquer le vocabulaire divin à nos frères humains, avec lequel il nous est demandé d’entretenir des relations cordiales (49:13) et de collaborer dans la bonté et la Taqwa (droiture morale) (2:148, 5:2, 5:48).

Conclusion:

Au vu des illustrations précédentes tirées du Coran, tout appel à considérer les polythéistes, les athées ou toute autres catégorie de non-croyants postérieure à la période de la révélation comme spirituellement impurs (Rijz) parait impossible à défendre. Ce terme péjoratif visait les Arabes païens hautement récalcitrants de la période du Prophète, qui, pendant plus de vint ans d’affilée, s’opposèrent violemment à son projet d’établir l’Islam comme une réalité historique, et qui sont décrits comme les ennemis de Dieu et du Prophète (8:60). L’Islam devint une réalité historique alors que la révélation s’achevait et acheva ce faisant l’histoire de sa mission. Il en découle qu’une communauté comparable aux païens arabes de l’ère du Prophète et qui puissent être taxée de « Rijz » ne saurait exister aujourd’hui, et même si ce devait être le cas, Dieu seul sait distinguer le pur du « Rijz » - il n’appartient pas aux Musulmans de décider de la pureté morale (Zakah) (53:32) en plaquant ce stigma sur les « Mushrikins » et les athées de leur époque.

Ceci nous amène à la question de savoir s’il faut autoriser les Mushrikins et les athées à se rendre à la Mosquée Sacrée s’ils le désirent, malgré l’incongruité de leur pensée religieuse/intellect par rapport à cet ancien symbole monothéiste (9:17). Ceci appelle certainement une réflexion profonde. Malgré le verset 9:28, qui interdit littéralement aux Mushrikins d’approcher la Mosquée Sacrée, l’ingénierie, le dessin, la construction et l’embellissement de sa superstructure ont peut-être reçu une contribution considérable de la part des athées et des Mushrikins. Quel péché serait-ce que de ne pas autoriser ces gens à visiter la Mosquée Sacrée, que le Coran décrit comme un lieu pour toute l’humanité, un sanctuaire (2:125) ? Dieu seul le sait ! Votre serviteur a tenté d’établir le but du Coran (39:18, 39:55) et s’il s’est fourvoyé, malgré tous ses avertissements dans la sourate al Taqwa, Dieu promet la miséricorde à certains, selon sa volonté, car il est Miséricordieux et Bienveillant (9:27).

Les arguments quant à la force du Coran ici présentés peuvent aussi aider à étendre l’horizon de la pensée islamique pour qu’elle inclut les athées et les polythéistes, vivants ou morts, dans les prières malgré l’interdiction qu’une lecture littérale du verset 9:80 impose. Cela est très urgent, afin de permettre aux Musulmans de jouer leur rôle écrit de communauté la plus équilibrée (2:143).

Notes:

1. MaximeRodinson, Muhammad, English translation, 2nd edition, London 1996, p.x [Foreword]. MaximeRodinson, Muhammad, English translation, 2nd edition, London 1996, p.x [Foreword].

2. L’expression Masjid al-Haram, traduite ici par “Mosquée Sacrée”, signifie littéralement la Kaaba, y compris son pourtour et le lieu où Abraham se tenait pour prier, tel qu’il est aujourd’hui et est utilisé dans le Coran (17:1) – elle fut fondée à l’origine par le Prophète Abraham (2:127) et est la première maison de culte pur de l’humanité (3:96).

Muhammad Yunus est diplômé  de chimie de l’Indian Institute of Technology et un ancien dirigeant d’entreprise. Il étudie en profondeur le Coran depuis le début des années 90s, en concentrant ses efforts sur son message central. Il est le co-auteur de l’ouvrage d’exégèse cité, qui a reçu l’autorisation d’Al-Azhar al-Sharif du Caire, en 2002, et qui, suite à quelques modifications, a reçu le soutien et a été authentifié par le Dr. Khaled Abou El Fadl d’UCLA et a été publié par Amana Publications, Maryland, USA 2009.

URL of English article: http://www.newageislam.com/islamic-ideology/muhammad-yunus,-new-age-islam/are-all-the-mushrikin-for-all-times-“spiritually-unclean”-(rijz)-(literal-reading-of-the-verse-9-28-of-the-qur’an)?/d/14192

URL: http://www.newageislam.com/french-section/muhammad-yunus,-new-age-islam/les-mushrikins-seront-ils-«-spirituellement-impurs-»-(rijz)-jusqu’à-la-fin-des-temps?-(lecture-littérale-du-verset-9-28-du-coran)/d/98527

 

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